LE TOUT PREMIER...  posté le mardi 26 mai 2009 13:54

Blog de lireausoleil :LIRE AU SOLEIL, LE TOUT PREMIER...

 

Voici donc le tout premier article sur le tout premier festival LIRE AU SOLEIL qui se déroulera les 26, 27 et 28 juin en la coquette ville de Porto-Vecchio (Corse du Sud). Tout se présente sous les meilleurs auspices, puisque le président de ce premier opus n'est autre que Jean d'Ormesson de l'Académie Française. On ne le présente plus me direz vous ? Eh bien si, dès le prochain article !

Ce festival est organisé par l'association LIRE AU SOLEIL, en partenariat (entre autres) avec la librairie LE VERBE DU SOLEIL, la municipalité de Porto-Vecchio et son centre culturel. La liste complète des partenaires fera aussi l'objet d'un article très bientôt.

Nous recevrons plus de 40 auteurs qui eux aussi seront présentés dans ces lignes, je n'en citerais que quelques uns, les autres me pardonnerons (jespère). Nous attendons les présences de :

Jean Teulé, Miléna Agus, Luc Ferry, Isabelle Alonso, Fréderic Lenoir, Belinda Cannone...

Et si vous envisagiez, tout simplement, de traverser la méditerrannée et de venir nous rejoindre ?

 

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LE PRESIDENT... JEAN D ORMESSON  posté le mardi 26 mai 2009 14:08

Blog de lireausoleil :LIRE AU SOLEIL, LE PRESIDENT... JEAN D ORMESSON

Jean d’Ormesson, de son nom complet Jean Bruno Wladimir François-de-Paule Le Fèvre d’Ormesson nait le 16 juin 1925 à Paris VIIe, est un romancier et chroniqueur français..

Jean d'Ormesson est le fils d'André d'Ormesson, ambassadeur de France. Par sa mère, née Marie Anisson du Perron, il descend des Le Peletier, le conventionnel Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau est son arrière arrière-grand-père. Il passe son enfance au château de Saint-Fargeau, qui appartient à sa mère. Cet épisode de sa vie est évoqué dans Au plaisir de Dieu. Il a aussi passé une partie de sa jeunesse en Bavière (de 1925 à 1933), en Roumanie et au Brésil.

Élevé par sa mère jusqu'à l'âge de 14 ans, il entre à 19 ans à l'École normale supérieure. Licencié ès-lettres et histoire, il est admis ensuite à l'agrégation de philosophie.

En 1950, il devient secrétaire général du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à l'UNESCO, puis en devient le président en septembre 1992.

Il est rédacteur en chef adjoint (1952-1971), membre du comité de rédaction (depuis 1971) puis rédacteur en chef de la revue Diogène (Sciences humaines). Il est plusieurs fois conseiller dans des cabinets ministériels.

En 1970, il devient directeur du Figaro. Il rédige chaque semaine un article dans le supplément du dimanche de ce quotidien dont le rédacteur en chef est Louis Pauwels.

Les romans de Jean d'Ormesson échappent souvent aux conventions du genre romanesque, en particulier à la construction d'une intrigue autour de quelques personnages. De nombreuses digressions, un défilé permanent d'anecdotes où se déploient l'humour et l'érudition du normalien, quelques motifs récurrents, en font une inlassable méditation sur le Temps, qui peut prendre parfois aussi l'allure d'un traité de vie :  La Gloire de l'Empire, Dieu, sa vie, son œuvre, Histoire du Juif errant, La Douane de mer, Presque rien sur presque tout. La dimension autobiographique est toujours très présente, en particulier dans Du côté de chez Jean, Au revoir et merci, Le Rapport Gabriel, C'était bien, livres à mi-chemin entre le récit et l'essai où d'Ormesson parle de lui-même, non sans de fortes répétitions, se dépeignant avec une vraie-fausse modestie face à toutes ces embûches qui voudraient nous priver du simple bonheur d'exister.

Dans ses derniers livres, il explore d'autres voies (Casimir mène la grande vie), introduisant des personnages différents (Voyez comme on danse) ou brisant l'icône d'un d'Ormesson gai (Une fête en larmes).

Jean d'Ormesson a été élu à l'Académie française, le 18 octobre 1973, au fauteuil 12, succédant à Jules Romains, mort le 14 août 1972. Il sera le grand artisan de l'entrée sous la coupole de Marguerite Yourcenar, la première femme admise dans l'illustre compagnie en 1980. Il prononça son discours de réception.

Citations

    * « Résistez. Résistez aux séductions moutonnières de la médiocrité, à l'ignominie des retournements intéressés, aux murmures de la lâcheté qui ne recule devant l'effort que pour se trouver tout à coup, mais trop tard, acculée à la tragédie. Résistez. Résistez. Gardez par dessus tout l'amour de la liberté et votre sens critique. Combattez par l'ironie des indignations trop légitimes. Combattez par l'espérance un pessimisme trop justifié. » 4 juillet 1981 dans une lettre ouverte adressée à François Mitterrand et publiée dans le Figaro Magazine.

    * « J'ai toujours défendu l'idée qu'il n'y a pas de devoir de culture et que la littérature est d'abord un plaisir. Un plaisir très haut et qui exige souvent des efforts. Mais enfin, un plaisir. » Le Figaro, 2007.

    * « Sortez vos mouchoirs : il va y avoir des larmes. Âmes sensibles s'abstenir : le sang va couler à flot sous les coups de machette. » (Jean d'Ormesson évoquait le génocide des Tutsi du Rwanda)

    * « Partout, dans les villes, dans les villages, dans les collines, dans la forêt et dans les vallées, le long des rives ravissantes du lac Kivu, le sang a coulé à flots - et coule sans doute encore. Ce sont des massacres grandioses dans des paysages sublimes. » (Jean d'Ormesson évoquait le génocide des Tutsi du Rwanda)

    * « La médiocrité est portée aux nues. Les navets sont célébrés comme des chefs-d'œuvre. Ce qui sera oublié dans trois ans est l'objet d'un tintamarre qui finit par rendre insignifiant pêle-mêle le meilleur et le pire. Les œuvres dignes de ce nom ne manquent pas autour de nous. Elles sont emportées dans les flots de la nullité acclamée. » (Qu’ai-je donc fait aux Éditions Robert Laffont, 2008)

    * « Je n'écris, pour ma part, ni un roman ni des Mémoires. J'essaie de comprendre le peu que j'ai fait et comment tout cela s'est emmanché. Je n'écris pas pour passer le temps ni pour donner des leçons. Je n'écris pas pour faire le malin ni pour ouvrir, comme ils disent, des voies nouvelles à la littérature. Pouah ! Je n'écris pas pour faire joli ni pour défendre quoi que ce soit. J'écris pour y voir un peu plus clair et pour ne pas mourir de honte sous les sables de l'oubli. » (Qu’ai-je donc fait aux Éditions Robert Laffont, 2008)

Bibliographie très sélective.

    * L'Amour est un plaisir (1956)
    * Du côté de chez Jean (1959)
    * La Gloire de l'Empire (1971), (Grand Prix du Roman de l'Académie française).
    * Au plaisir de Dieu (1974)
    * Dieu, sa vie, son œuvre (1981)
    * Jean qui grogne et Jean qui rit (1984)
    * Le Vent du soir (1985)
    * Garçon de quoi écrire (avec François Sureau, 1989)
    * Histoire du juif errant (1991)
    * Tant que vous penserez à moi (entretien avec Emmanuel Berl, 1992)
    * Presque rien sur presque tout (1995)
    * Une autre histoire de la littérature française (tome I, 1997 et tome II, 1998)
    * Le Rapport Gabriel (1999)
    * Une fête en larmes (2005)
    * La Création du monde (2006)
    * Odeur du temps (2007), Editions Héloïse d'Ormesson
    * Qu'ai-je donc fait (2008), Éditions Robert Laffont







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JEAN TEULE  posté le mercredi 27 mai 2009 10:49

Blog de lireausoleil :LIRE AU SOLEIL, JEAN TEULE


Jean Teulé (Saint-Lô, Manche, 26 février 1953) est un romancier français, qui a également pratiqué la bande dessinée, le cinéma et la télévision.

Auteur de bande dessinée dans un premier temps, il a débuté à la télévision dans L'assiette anglaise de Bernard Rapp ou Nulle part ailleurs sur Canal+.

Homme de télévision, scénariste, comédien, cinéaste, il est avant tout écrivain. Ayant abandonné toute autre activité, il se consacre désormais à l’écriture. Il a publié, aux Éditions Julliard, Rainbow pour Rimbaud (1991), L'Œil de Pâques (1992), Ballade pour un père oublié (1995), Darling (1998) et Bord cadre (1999), Longues Peines, Les Lois de la gravité, Ô Verlaine ! (2004), Je, François Villon (2006), Le Magasin des suicides (2007).

Finalement, en 2008 Le Montespan. Tous ses livres sont publiés en poche aux éditions Pocket.

Il a également publié plusieurs bandes dessinées, basées essentiellement sur des photos retouchées.

Teulé par Teulé (interwiew donnée à Evene.fr).
"J'ai une singularité : je n'ai jamais fait le métier que j'avais choisi : je me suis intéressé à la BD par l’intermédiaire d’un dessinateur de BD qui en ayant vu mes dessins m'a poussé, alors je me suis lancé.

Ensuite, durant cette période, je faisais des reportages en BD, puis un jour Bernard Rapp a vu mon travail et m'a demandé si je ne voulais pas faire la même chose à la télévision, alors du coup j’ai rendu visite au petit écran...

Et puis, lors de mon passage à Canal +, une éditrice a appelé en m’affirmant que j’étais un écrivain qui s’ignorait ; nous nous sommes rencontrés et je suis devenu écrivain comme cela. J'ai fait de la BD sans le vouloir, de la télé sans le désirer et je suis écrivain sans l'avoir choisi non plus ; et à chaque fois, ça m'a plu. Je me dis que j'ai eu beaucoup de chance de rencontrer des gens qui ont su m'aider ainsi."

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ET VOILA L AFFICHE !  posté le mercredi 27 mai 2009 15:25

Blog de lireausoleil :LIRE AU SOLEIL, ET VOILA L AFFICHE !

Et voici l'affiche du premier festival... Collector en vue (rires) !

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PETIT COURS D HISTOIRE  posté le mercredi 27 mai 2009 17:14

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PORTO-VECCHIO

C'est le siège principal de la civilisation dite "torréenne" (IIIe et IIe millénaire av. J.-C.) dont subsiste à Porto-Vecchio les principaux vestiges, au lieu-dit éponyme, Torre. Le port actuel est sans doute fondé ou repris par les Grecs de Syracuse au VIe siècle av. J.-C. et se situe à l'emplacement du « Portus Syracusanus » romain.

La région, pourtant fertile, est désertée au Haut Moyen Âge en raison de la malaria qui l'infeste ainsi que des persécutions des colons génois installés dans la cité de Bonifacio. Du XIIIe au XVIe siècle, les seigneurs de la Rocca conservent cette contrée sous leur autorité, et les populations autochtones résidant à la montagne continuent à y mener leur bétail durant l'hiver.

Après le passage de la seigneurie de la Rocca sous l'administration directe de la Banque de Saint-Georges, les Génois y fondent une colonie et font construire une forteresse dont demeurent de nombreux bastions (1539) afin de se protéger des Barbares. Destinée à être un chef-lieu de juridiction et à permettre la mise en valeur de la plaine, la colonie génoise de Porto-Vecchio se révèle être un échec : du fait de la malaria, de la menace permanente des corsaires turcs mouillant à proximité et des agressions des Corses, la cité est plusieurs fois abandonnée. Après diverses tentatives de peuplement, la République de Gênes décide de favoriser l'installation dans la citadelle des familles insulaires originaires de la montagne, Ouenza essentiellement.

Dans le courant du XVIIe siècle, Porto-Vecchio est de fait peuplée par les populations montagnardes. Cependant la très grande majorité des habitants continuèrent durant des générations à regagner la montagne durant l'été, fuyant le paludisme et empêchant de ce fait un développement réel du lieu. Au cours du XIXe siècle, les marécages furent asséchés.


Restée longtemps une petite bourgade par rapport à d'autres villes du sud de la Corse, Sartène ou Bonifacio, elle a bénéficié de l'assainissement des marécages après la Seconde Guerre mondiale, et connu un développement significatif durant les années 70/80, pour devenir un centre touristique majeur depuis les années 1980, avec la construction de l'aéroport de Figari notamment.



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